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Conference papers

Influence de la quantite de foret ancienne dans le paysage sur la diversite et la composition des communautes de champignons

Résumé : L'importance relative de la quantité et de la configuration spatiale des habitats pour les espèces fait encore débat au sein de la communauté scientifique. L'hypothèse de la quantité d'habitat proposée par Farhig (2013) pose le principe que, pour des tâches d'habitat dans une matrice de non-habitat, les effets de taille et d’isolement de la tâche reposent sur un processus sous-jacent unique, l'effet de l’aire d’échantillonnage. Cette hypothèse prévoit que la richesse spécifique dans des tâches de surfaces égales devrait augmenter avec la quantité d’habitat dans le paysage. Il s’agit d’une remise en question de deux suppositions fortes en écologie du paysage : (1) les tâches d'habitat sont des unités naturelles de mesure pour la richesse en espèces et (2) la taille d’une tâche d'habitat et son isolement ont des effets distincts sur la richesse en espèces. Nous avons testé cette hypothèse pour des habitats de forêts anciennes, caractérisées par la continuité temporelle de leur état boisé, indépendamment de leur niveau de maturité ou de naturalité. En France, on considère une forêt comme ancienne si elle a été boisée sans interruption depuis 1850, date correspondant au minimum forestier. De par leur continuité temporelle, les forêts anciennes sont susceptibles d’abriter des espèces à faible capacité de dispersion ou associées à des habitats nécessitant du temps pour se former. Elles constituent des réservoirs de biodiversité qu’il convient de gérer de façon appropriée dans une perspective de conservation de la biodiversité. En France, les forêts abritent les trois quarts des espèces de champignons inventoriées. De par leur importance et leurs rôles majeurs au sein des écosystèmes forestiers (e.g. décomposition, cycle biogéochimique, relations biotiques), ils constituent le groupe focal de cette étude. Afin de répondre à l’hypothèse, nous avons échantillonné 28 sites permettant de couvrir un gradient de hêtre ancien dans un rayon de 500m autour des sites (de 10% à 50%). L’ADN extracellulaire du sol a été analysé par métabarcoding. Au total, 3832 OTUs (unité taxonomique opérationnelle) ont été identifiées. Les premiers résultats montrent un effet positif de la quantité de hêtre ancien dans le paysage sur la diversité alpha, confirmant ainsi l’hypothèse de la quantité d’habitat, ainsi qu’un effet sur la composition des communautés. La pente et l’altitude se sont également avérées déterminantes pour la richesse taxonomique et la composition des assemblages. Ces résultats ouvrent des perspectives nouvelles pour la gestion des forêts anciennes, et la compréhension de la distribution des champignons.
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https://hal.inrae.fr/hal-02734537
Contributor : Migration Prodinra Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Tuesday, June 2, 2020 - 2:03:41 PM
Last modification on : Wednesday, November 3, 2021 - 7:26:31 AM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02734537, version 1
  • PRODINRA : 414823

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Citation

Sophie Mennicken, Floriane Kondratow, Melanie Roy, Emilie Andrieu, Antoine Brin. Influence de la quantite de foret ancienne dans le paysage sur la diversite et la composition des communautes de champignons. Rencontres d'Ecologie des Paysages 2017, Oct 2017, Toulouse, France. 72 p. ⟨hal-02734537⟩

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