Accéder directement au contenu Accéder directement à la navigation
Communication dans un congrès

Efficacité de la prémunition pour lutter contre le Grapevine fanleaf virus et impact sur la structure génétique de populations virales

Résumé : Le Grapevine fanleaf virus (GFLV) et l'Arabis mosaic virus (ArMV) appartiennent au genre Nepovirus de la famille des Comoviridae. Leur génome est constitué de deux ARNs simples brins de polarité positive qui codent pour des polyprotéines. L'ARN1 code pour les protéines essentielles à la réplication du virus ainsi qu'à la maturation des polyprotéines alors que l'ARN2 code pour une protéine de domiciliation (2AHP), la protéine de mouvement (2BMP) et la protéine de capside (2CCP). Le GFLV et l’ArMV sont transmis par des nématodes et sont responsables de la maladie du court-noué de la vigne qui affecte 65% du vignoble français (Demangeat et al. 2005). Cette maladie réduit la vigueur des plants, provoque de fortes pertes de rendement et altère la qualité des fruits. Actuellement les mesures de lutte contre le GFLV ne sont pas satisfaisantes. La désinfection des sols à l'aide de nématicides est coûteuse, irrespectueuse pour l'environnement et d'une efficacité aléatoire. La prémunition, une stratégie par laquelle une souche virale peu agressive peut protéger une plante d'une surinfection par une souche virale plus agressive, a été envisagée comme méthode de lutte contre la maladie du court-noué. L'objectif de notre étude était d'évaluer l'efficacité de protection de vignes prémunies vis-à-vis de l'infection par le GFLV et de mesurer l'intérêt économique de cette stratégie de lutte anti-virale. Par ailleurs, l’impact de souches prémunisantes sur l'émergence de virus recombinants intra- et inter-espèce a été analysé. Une expérimentation, utilisant des ceps de vigne sains ou infectés par les souches prémunisantes GFLV-GHu ou ArMV-Ta, a été implantée dans une parcelle du vignoble naturellement infectée par le GFLV. Nos résultats de cinétique du taux d'infection virale montrent que la prémunition retarde la surinfection par le GFLV. Toutefois, cette approche n'est pas bénéfique pour le vigneron puisque les souches prémunisantes ont un effet délétère sur le rendement des récoltes (Komar et al. 2008). Par ailleurs, la variabilité génétique des souches virales identifiées dans les plants prémunis a été caractérisée au niveau de l'ARN2 par IC-RT-PCR-RFLP et analyse des séquences nucléotidiques. Des événements de recombinaison intra-espèces ont été identifiés entre souches de GFLV du vignoble ainsi que des événements de recombinaison inter-espèces dans les souches prémunisantes GFLV-GHu et ArMV-Ta (Vigne et al. 2008). Par contre, aucun recombinant intra- ou inter-espèce n'a été détecté avec les souches prémunisantes GFLV-GHu ou ArMV-Ta comme parents. En conclusion, nos travaux menés de 1995 à 2006 montrent que les souches GFLV-GHu et ArMV-Ta ne sont pas de bons candidats pour lutter contre la maladie du court-noué par prémunition et qu’elles n’ont pas contribué à l’émergence de virus recombinants.
Type de document :
Communication dans un congrès
Liste complète des métadonnées

https://hal.inrae.fr/hal-02757284
Déposant : Migration Prodinra <>
Soumis le : jeudi 4 juin 2020 - 00:12:31
Dernière modification le : vendredi 12 juin 2020 - 10:43:26

Identifiants

  • HAL Id : hal-02757284, version 1
  • PRODINRA : 26783

Collections

Citation

Emmanuelle Vigne, Aurélie Marmonier, Veronique Komar, Gerard Demangeat, Olivier Lemaire. Efficacité de la prémunition pour lutter contre le Grapevine fanleaf virus et impact sur la structure génétique de populations virales. 12. Rencontres de Virologie Végétale, Jan 2009, Aussois, France. ⟨hal-02757284⟩

Partager

Métriques

Consultations de la notice

7