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Communication dans un congrès

Etude de la biodisponibilité des HAP du sol chez le ruminant laitier

Résumé : Les activités anthropiques (voies routières, usines à gaz de ville, aciérie) génèrent des polluants organiques persistants qui saccumulent dans l'environnement. Bien que les émissions soient localisées, la volatilité de ces molécules augmente les surfaces affectées (dépôt possibles à plusieurs dizaines de kilomètres) et les niveaux de contamination dans l'environnement (de l'ordre du microgramme par gramme de matière sèche). Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont une classe de molécules organiques générées par les activités humaines. Le caractère cancérigène de certains composés en fait une famille de molécules très étudiée de par les risques toxicologiques quelle présente pour l'environnement et la santé humaine. L'homme, dernier maillon de la chaîne alimentaire, est susceptible d'accumuler ces molécules lipophiles à la suite d'ingestion quotidienne d'aliments contaminés, même faiblement. Au LSA, dont la sécurité des aliments (les produits laitiers en particulier) est l'une des thématiques de recherche, le transfert des HAP de l'aliment au lait est étudié. Les niveaux de contamination dans l'environnement étant connus, les quantités de HAP ingérées par des ruminants via l'herbe et le sol ont été estimées. Une expérimentation visant à déterminer la biodisponibilité des HAP du sol ainsi que le coefficient de transfert de ces molécules du sol au lait chez les vaches laitières a donc été mise en place. Le dispositif expérimental mis en oeuvre reposait sur l'utilisation de ruminants laitiers. Une quantité connue de sol a été contaminée artificiellement avec 6 molécules à des doses proches des valeurs rencontrées dans les sols analysés précédemment. Ce sol a été donné à hauteur de 500 grammes par jour (quantité moyenne ingérée quotidiennement au pâturage) à des vaches laitières sur une période de 21 jours. Le lait collecté régulièrement a été analysé : le dosage des molécules natives ainsi que de leurmétabolites (issus des molécules natives) a été fait par CG-SM sur le lait entier. Les teneurs en HAP natifs dans le lait n'ont pas augmenté par rapport à la concentration initiale dans le lait durant l'exposition chronique. En revanche, il y a une apparition de métabolites (non détectés en conditions initiales) dans le lait dès le 3e jour d'apport de sol. Bien qu'il n'y ait pasd'augmentation de la concentration an HAP dans le lait, l'apparition de ces métabolites montre une désorption des molécules du sol qui sont alors disponibles pour l'organisme
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Communication dans un congrès
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Soumis le : jeudi 4 juin 2020 - 05:53:24
Dernière modification le : mardi 7 juillet 2020 - 23:08:39

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S. Lutz, C. Feidt, S. Jurjanz, G. Rychen. Etude de la biodisponibilité des HAP du sol chez le ruminant laitier. Séminaire 2004, Jan 2004, Vandoeuvre-Lès-Nancy, France. ⟨hal-02761718⟩

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