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Rapport

Étude comparée de la structuration génétique des chênes à l’échelle d’un paysage

Résumé : Une grande partie des forêts européennes est dominée par les chênes (genre Quercus). Ces espèces ont longtemps été étudiées d’un point de vue taxonomique et écologique. Récemment, l’étude du polymorphisme de l’ADN chloroplastique a permis de mieux comprendre la taxonomie du genre ainsi que l’histoire de la recolonisation postglaciaire de ces espèces. Des flux de gènes intenses entre espèces ont été mis en évidence grâce au développement de marqueurs nucléaires très polymorphes (microsatellites). Cette caractéristique des chênes à s’hybrider entre espèces a conduit à les considérer comme appartenant à un complexe d’espèces. La zone étudiée ici est située dans le canton d’Aurignac (Haute Garonne). Elle se distingue par son étendue relativement restreinte (échelle du paysage), sa composition en espèce (trois espèces de chênes représentés : chênes pédonculés, sessile et pubescent) et la structuration fragmentée de ces peuplements forestiers. L’analyse du polymorphisme de l’ADN chloroplastique indique la fixation d’un variant chloroplastique à l’échelle du paysage malgré la diversité relativement forte de ce type de marqueur à l’échelle régionale. De plus, la structuration géographique des haplotypes correspond aux traces laissées par la recolonisation postglaciaire. Les massifs forestiers ont donc été régénérés naturellement ou par plantation de graines locales. La gestion en taillis sous futaie caractérisée par une multiplication asexuée peut avoir stabilisé la structuration géographique des haplotypes. Deux locus microsatellites connus pour différencier les chênes sessile et pédonculé ont été analysés au sein des populations. Ces locus discriminent le chêne pubescent ce qui indique que des processus communs discriminent les trois espèces. Un troisième locus ne présente pas de différenciation interspécifique. La structuration géographique de ces locus correspond à la répartition des espèces au sein du paysage. Les analyses de structuration intraspécifique montrent l’absence de phénomène d’isolement par la distance, résultat expliqué par le flux de pollen intense et à longue distance chez les chênes.
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Rapport
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https://hal.inrae.fr/hal-02832233
Déposant : Migration Prodinra <>
Soumis le : dimanche 7 juin 2020 - 06:56:48
Dernière modification le : jeudi 10 septembre 2020 - 16:46:49

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23254_20081009093724997_1.pdf
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  • HAL Id : hal-02832233, version 1
  • PRODINRA : 23254

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Citation

Olivier Lepais. Étude comparée de la structuration génétique des chênes à l’échelle d’un paysage. Université des Sciences et Technologies (Bordeaux 1), Talence, FRA.; Université de Bordeaux Ségalen (Bordeaux 2), Bordeaux, FRA. 2004, 23 p. ⟨hal-02832233⟩

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