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Communication dans un congrès

L’homologie entre l’Homme et les autres Mammifères pour les loci de coloration du pelage

Résumé : Peu de chercheurs se sont intéressés à l’homologie entre l’Homme et les autres Mammifères pour les loci de coloration du pelage bien connus chez ces derniers : A, B, C, D, E et P en particulier. Ce désintérêt résulte d’un certain masquage de l’action de tels gènes par le fait que l’Homme est alopécique, c’est-à-dire sans pelage où distinguer clairement l’action de mutants aux loci classiques. Le pelage ayant disparu, c’est au niveau de la peau que s’est faite l’évolution colorée pour, dans un premier temps, protéger celle-ci des ardeurs du soleil, principalement des U.V. L’Homme est en effet apparu dans des zones de savanes intertropicales, en altitude. Pour une telle protection mélanique épidermique des variants peu spécialisés et à action faible et cumulative sont, semble-t-il, intervenus, court-circuitant en quelque sorte l’action de mutants majeurs qui auraient pu apparaître aux loci classiques. Par la suite, certaines populations qui migrèrent vers le Nord ont subi une évolution adaptative, de démélanisation du tégument cette fois, car la couche de mélanine, utile sous les basses latitudes, empêchait le passage des ultra-violets devenus plus rares, pour la synthèse de la provitamine D, déclenchant ainsi des rachitismes. Il résulte de cette évolution une situation complexe et inhabituelle pour une espèce de Mammifères et la formule courante aux loci de base (A Agouti et E Extension) pour la synthèse alternative de l’eu/et de la phaomélanine ne peut être encore que suggérée : aaE+ E ou A? A? EdEd pour les races fortement mélanisées ainsi que les races mongoliques et la plupart des caucasiens non roux, ces deniers étant AyAyE+E+ ou aa ee ou A?A?ee. Les autres loci de coloration qui ont muté n’ont donné semble-t-il que des mutants sans intérêt pour l’adaptation de l’espèce soit aux loci classiques (en D, Dilution, avec la phénylcétonurie et en C, Albinisme vrai, avec des mutants albinos non encore définitivement localisés) soit à des loci plus rarement signalés chez les Mammifères mais où la variation colorée s’accompagne d’anomalies graves par ex. les Syndromes de Chediak-Higachi ou de Waardenburg. Ces mutants se maintiennent à de faibles fréquences par suite de dérive génétique, d’avantage de l’hétérozygote ou d’effet de fondateur. L’analyse de la coloration de la peau par des méthodes de génétique quantitative donne des résultats parfois contradictoires qui laissent à penser qu’auprès de polygènes il pourrait exister des gènes à effets plus importants. Il reste à mettre ceux-ci en évidence, ce qui pourrait être possible avec des méthodes histologiques et histochimiques, au moins dans certains cas.
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Déposant : Migration Prodinra <>
Soumis le : dimanche 7 juin 2020 - 23:54:04
Dernière modification le : vendredi 12 juin 2020 - 10:43:26

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  • HAL Id : hal-02853994, version 1
  • PRODINRA : 157647

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J.J. Lauvergne. L’homologie entre l’Homme et les autres Mammifères pour les loci de coloration du pelage. COLLOQUE INRA-INSERM. Génétique de la pigmentation de l'homme comparée à celle des autres mammifères, Jan 1980, Jouy-en-Josas, France. ⟨hal-02853994⟩

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