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Master thesis

Université Picardie Jules Verne

Résumé : Les prairies permanentes abritent une très grande diversité végétale à l’origine de nombreux processus écologiques responsables de la stabilité de l’écosystème et de sa performance agronomique. Une parcelle possède une hétérogénéité spatiale de sa végétation due à la répartition en patch de ses ressources, en particulier la lumière, l’eau et l’azote. Elle dépendrait des facteurs endogènes (capacité de dispersion, phénologie…) et de facteurs exogènes (topographie, climat…) ou d’autres facteurs exogènes sont liés aux pratiques agricoles : le pâturage, la fauche ou la fertilisation. Il y a trois composantes de la diversité : alpha (au sein des unités d’échantillonnage), bêta (entre les unités d’une parcelle) et gamma (somme des deux précédentes, à l’échelle du champ). Peu d’études ont explicitement analysé les conséquences des pratiques agricoles sur la composante bêta de la diversité. L’objectif de cette étude est de répondre à la question : quel est le rôle de la variabilité spatiale et temporelle de l’environnement, induite par les pratiques agricoles, sur la diversité des prairies ? Nous avons suivi des parcelles soumises à trois traitements : fauche (et fertilisation), pâturage intensif et extensif. Nous avons mesuré la variabilité dans le temps et l’espace de la disponibilité des ressources de l’environnement : lumière (Tau), eau (SWC) et azote (NDVI et NBI). Les composantes alpha, bêta et gamma de la diversité ont été quantifiées grâce à l’indice de Rao pour relier les variations environnementales aux variations de la structure des communautés végétales dans les différents traitements. On a trouvé un effet significatif du traitement sur la variabilité du NDVI : la variabilité spatiale du NDVI est plus grande pour les pâtures que pour les fauches et variabilité temporelle du NDVI est plus grande pour les fauches que pour les pâtures. Les différences de pratiques n’ont pas eu d’effet sur les autres variables environnementales. Aucun effet du traitement sur les diversités spatiales et temporelles n’a été trouvé mais la diversité bêta spatiale était plus importante que la temporelle. La partition de variance a indiqué que la diversité spatiale est expliquée à majorité par la variabilité de l’environnement et la diversité temporelle par la distance temporelle entre les dates de mesure, qui peut simplement être liée à la phénologie des espèces. Il est difficile de dégager des tendances générales et le choix des modalités de gestion devraient se réfléchir localement en considérant la structure initiale de la végétation et de l’environnement.
Document type :
Master thesis
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https://hal.inrae.fr/hal-02944377
Contributor : Laurence Benedit <>
Submitted on : Monday, September 21, 2020 - 2:15:53 PM
Last modification on : Friday, October 23, 2020 - 5:03:51 PM
Long-term archiving on: : Friday, December 4, 2020 - 5:26:19 PM

File

COLOMBIER_MémoireM2.pdf
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  • HAL Id : hal-02944377, version 1

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Mélanie Colombier. Université Picardie Jules Verne. Biodiversité et Ecologie. 2019. ⟨hal-02944377⟩

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