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Journal Articles Le Nouveau Praticien Vétérinaire. Elevages et Santé Year : 2022

Why don't udder infections generate protective immunity ?

Infections mammaires : une immunité protectrice ?

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Abstract

We know that mastitis does not protect against recurrence, which might suggest that udder infections do not induce protective immunity. However, it would be incorrect to say that mastitis does not induce an immune response.The udder is equipped to develop adaptive immune responses to infections. However, the immune response is conditioned by the fact that the pathogens responsible for mastitis are members of the skin, respiratory or digestive microbiota of ruminants. In addition, the aggressiveness of the response must be curbed in order to maintain the physiological function of the udder, which leads to a non-sterilizing homeostatic immunity. Finally, the pathogenic bacteria have adapted to the udder during a long co-evolution, and have developed escape strategies, in particular by reducing their virulence. Under these conditions, is it possible to do better than evolution, by vaccination, at the risk of upsetting the balance that protects the secretory function of the udder? The udder being an organ with a strong regenerative power, it can allow itself an intense immune response, which, if it induces a decrease in the bacterial load and a bacteriological cure, will ultimately be beneficial to the secretory function of the udder.
Les mammites ne protègent pas des récidives, ce qui pourrait faire penser que les infections mammaires n’induisent pas d’immunité protectrice.Il serait cependant inexact de dire que les infections n'induisent pas de réponse immunitaire.La mamelle est équipée pour développer des réponses immunitaires adaptatives aux infections. Mais la réponse immunitaire est conditionnée par le fait que les pathogènes responsables de mammite sont des bactéries des microbiotes cutané, respiratoire ou digestif des ruminants.De plus, l’agressivité de la réponse doit être réfrénée de façon à conserver la fonction physiologique de la mamelle, ce qui débouche sur une immunité homéostatique non stérilisante.Enfin, les bactéries pathogènes se sont adaptées à la mamelle au cours d’une longue coévolution, et ont développé des stratégies d’échappement, notamment en réduisant leur virulence. Dans ces conditions, est-il possible de faire mieux que l’évolution, par la vaccination, au risque de rompre l’équilibre qui ménage la fonction sécrétoire de la mamelle ? La mamelle étant un organe à fort pouvoir régénérateur, elle peut se permettre une réponse immunitaire intense, qui, si elle induit une baisse de la charge bactérienne et une guérison bactériologique, sera à terme bénéfique à la fonction sécrétoire de la mamelle.
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Dates and versions

hal-03712920 , version 1 (04-07-2022)

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  • HAL Id : hal-03712920 , version 1

Cite

Pascal P. Rainard. Infections mammaires : une immunité protectrice ?. Le Nouveau Praticien Vétérinaire. Elevages et Santé, 2022, 7 p. ⟨hal-03712920⟩
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