Allélochimie et compétition de la renouée du Japon (Reynoutria japonica) vis-à-vis de plantes candidates à des stratégies de lutte écologique contre des plantes invasives - Archive ouverte HAL Access content directly
Master Thesis Year : 2021

Allélochimie et compétition de la renouée du Japon (Reynoutria japonica) vis-à-vis de plantes candidates à des stratégies de lutte écologique contre des plantes invasives

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Abstract

La renouée du Japon (Reynoutria japonica) est une plante invasive. Sa capacité colonisatrice s’explique à la fois par des mécanismes de compétition mais aussi d’allélochimie. Le contrôle de l’expansion de cette plante est très couteux. C’est pour cela que SNCF réseau a mis en place le projet Recherche sur les Espèces Exotiques Végétales EnvahissanteS (REEVES). En parallèle d’essais de terrain, ce rapport s’intéresse aux essais en laboratoire visant à étudier les interactions compétitives et allélochimiques entre plantes. Pour cela, trois plantes de restauration ont été mise en présence de la renouée : le dactyle (Dactylis glomerata), l’épine-vinette (Berberis vulgaris) et le trèfle (Trifolium pratense). Un dispositif original a été développé pour piéger les composés allélochimiques régulant dans les interactions entre plantes. Ces expérimentations ont deux objectifs. Le premier est d’évaluer la résistance des plantes de restauration face à la présence de la renouée du Japon. Nos résultats montrent que le choix des trois espèces a été judicieux. Alors que la présence de la renouée n’influence pas la germination du dactyle et du trèfle, elle a même tendance à augmenter leur croissance, certainement via des composés allélochimiques. Cependant, la renouée réduit l’accumulation de biomasse chez le trèfle. Le deuxième objectif est d’évaluer le potentiel de restauration des trois espèces contre la renouée. Bien que la renouée soit une plante avec un fort potentiel d’invasion, nos travaux permettent d’identifier quelques pistes encourageantes pour mettre en place une méthode de restauration. Deux des trois espèces que nous avons retenues réduisent différentes étapes du développement de la renouée. L’épine-vinette est sans aucun doute la plante la plus à même de lutter contre la renouée, notamment grâce à l’émission de composés allélochimiques, en réduisant directement son taux de germination, sa croissance en diamètre ou encore son nombre de feuilles. A l’exception du taux de germination, le dactyle présente des effets similaires bien que parfois non significatifs. De plus, en fin de croissance, le dactyle réduit significativement la balance azotée de la renouée indiquant ainsi l’induction d’un stress. Nous émettons l’hypothèse que le dactyle agit principalement via des processus de compétition. Ces deux objectifs et les résultats associés permettent d’ores et déjà de réfléchir à des plantes adaptées à la mise en place d’une méthode de restauration. Prochainement, les analyses des profils allélochimqiues et les analyses pédologiques permettront de tester les modes d’actions par allélochimie et par compétition de l’épine-vinette et du dactyle, respectivement. Afin de développer des méthodes de restauration efficace, des recherches sont maintenant nécessaires pour tester des combinaisons entre plusieurs espèces de restauration agissant pas différents modes d’actions et permettant de réduire le développement de la renouée à différentes étapes de son cycle.
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Dates and versions

hal-03800958 , version 1 (06-10-2022)

Identifiers

  • HAL Id : hal-03800958 , version 1

Cite

Hélène Carletti, Hélène Lirot. Allélochimie et compétition de la renouée du Japon (Reynoutria japonica) vis-à-vis de plantes candidates à des stratégies de lutte écologique contre des plantes invasives. Biodiversité et Ecologie. 2021. ⟨hal-03800958⟩
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