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La modélisation comme outils d'analyse pour la biologie du développement

Résumé : Du fait de leur nature sessile, les plantes doivent faire face aux variations importantes de leur environnement. Parmi les différentes stratégies qui permettent la survie dans un milieu souvent hostile, elles ont adopté un mode de développement très flexible. Cette plasticité du développement, spécifique du règne végétal, est permise principalement par une organogenèse continue. La plupart des plantes forment des embryons très rudimentaires, souvent constitués de quelques feuilles embryonnaires, une tige rudimentaire et une simple racine. Pourtant, à partir de ces embryons peuvent se développer des arbres de dizaines de mètres de haut, avec des architectures très complexes. Cette situation est donc très différente de celle des animaux supérieurs chez qui la majeure partie des organes est mise en place au cours de la vie embryonnaire. L’organogenèse continue chez les plantes supérieures est assurée par des groupes de cellules non différenciées appelés méristèmes, mis en place durant l’embryogenèse. Au sein des méristèmes, quelques cellules se divisent régulièrement, produisant chacune une cellule identique à elle-même et une cellule destinée à se différencier : en cela, ces cellules sont équivalentes aux cellules-souches animales. Les méristèmes sont donc des ensembles organisés de cellules indifférenciées qui, simultanément s’auto-maintiennent et génèrent organes et tissus tout au long de la vie de la plante, parfois pendant des millénaires. Sans cesse en équilibre dynamique du fait des nombreuses divisions cellulaires, les méristèmes gardent cependant une structure stable au cours du temps et fonctionnent de façon très organisée. L'exemple le plus frappant est sans doute la façon dont les organes, feuilles, branches, fleurs et organes floraux sont initiés. Le positionnement de ces organes, également appelé phyllotaxie, n'est pas aléatoire. Dans les fleurs, les organes sont placés en couronne autour de l’axe central (ou verticille). La disposition des feuilles le long d’une tige est plus variée : alternes, face à face ou en verticille, selon les espèces. Elle peut même changer au cours de la vie de la plante. Une phyllotaxie très particulière, qui a fasciné les scientifiques depuis des siècles, est la phyllotaxie spiralée. Comment expliquer ce comportement remarquablement stéréotypé de ces ensembles de cellules très dynamiques ?
Type de document :
Article dans une revue
Liste complète des métadonnées

https://hal.inrae.fr/hal-02667784
Déposant : Migration Prodinra <>
Soumis le : dimanche 31 mai 2020 - 11:25:43
Dernière modification le : vendredi 12 juin 2020 - 10:43:26

Identifiants

  • HAL Id : hal-02667784, version 1
  • PRODINRA : 11248

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Citation

Christophe Godin, Jan Traas, Isabelle Courseau-Bohn, Pierre Barbier de Reuille. La modélisation comme outils d'analyse pour la biologie du développement. médecine/sciences, EDP Sciences, 2006, 22 (10), pp.29-31. ⟨hal-02667784⟩

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