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Les couverts végétaux. Un atout majeur pour réduire les intrants de synthèse et augmenter les services écosystémiques au vignoble

Abstract : De manière générale, un couvert végétal se définit par une espèce ou une communauté d’espèces végétales recouvrant le sol de manière permanente ou temporaire. L’agriculteur a la possibilité de semer ces couverts, selon un choix raisonné, ou bien de laisser la végétation spontanée se développer. Il existe 3 types de couverts semés avec des objectifs différents pour l’exploitant : le couvert hivernal, installé pour faire face au phénomène d’érosion du sol important pendant cette période de repos végétatif ; les engrais verts, installés avec l’objectif d’amender naturellement la parcelle, en détruisant et en enfouissant les résidus du couvert qui libèrent ainsi de la matière organique plus ou moins rapidement, qui servira à alimenter la plante au cycle suivant, après des étapes de minéralisation ; les cultures intermédiaires pièges à nitrate (CIPAN), installées au tout début de l’automne pour capter dans le sol les nitrates en excès et des quantités d’eau importantes dans le but de limiter la lixiviation et la contamination des eaux souterraines et de surfaces par les nitrates. Les couverts et leurs intérêts en production végétale Les espèces végétales les plus couramment utilisées dans ces couverts font essentiellement partie de trois familles présentant chacune différents avantages quant à leur utilisation. Nous retrouvons : les graminées (avoine, seigle, ray grass, brome, fétuque, orge…), avantageuses avec un rapport C/N élevé, produisent une biomasse (figure 1) importante bénéfique lors de la destruction ; les brassicacées (anciennement « crucifères ») (moutarde, navette fourragère, radis chinois, colza fourrager…) servent couramment de « pompe à azote » mais aussi de biofumigateur (figure  1), ce qui peut avoir un impact négatif sur certains champignons bénéfiques du sol (champignons mycorhiziens) si la proportion est trop importante. Elles présentent l’avantage de s’implanter rapidement, empêchant le développement important des adventices (appelées également fréquemment mauvaises herbes) ; les légumineuses (vesce, féverole, trèfle, luzerne…) sont de plus en plus utilisées, seules ou en mélange, pour leur capacité à réaliser une symbiose avec des bactéries du sol, leur permettant ainsi de fixer le diazote atmosphérique. Avec un rapport C/N alors très faible, le relargage de l’azote assimilé et des nutriments se fait très rapidement, et ceux-ci deviennent donc disponibles pour la culture. Les plantes de couvert sont fortement plébiscitées en polyculture pour couvrir les parcelles lorsqu’elles ne sont pas utilisées par une culture d’intérêt. L’utilisation de ces couverts d’interculture s’est développée notamment pour contrer des phénomènes de battance et d’érosion des sols, qualifiés d’anthropogènes car liés à l’exploitation, parfois intensive, des milieux agricoles et à la destruction de la couverture végétale naturelle.
Document type :
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https://hal.inrae.fr/hal-02941354
Contributor : Noureddine El Mjiyad <>
Submitted on : Thursday, September 17, 2020 - 8:30:03 AM
Last modification on : Friday, February 5, 2021 - 3:39:00 AM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02941354, version 1

Citation

Pierre Antoine Noceto, Hériché, Mathilde, Jérôme Fromentin, Vittorio Rossi, Sasa Sirca, et al.. Les couverts végétaux. Un atout majeur pour réduire les intrants de synthèse et augmenter les services écosystémiques au vignoble. Revue des Oenologues et des Techniques Vitivinicoles et Oenologiques, Union nationale des oenologues France Bourgogne-Publications, 2020, 175, pp.14-17. ⟨hal-02941354⟩

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