Expected efficiency of selection for growth in a French beef cattle breeding scheme. II. Prediction of asymptotic genetic gain in a heterogeneous population
Prédiction de l'efficacité d'un schéma de sélection français sur la croissance en race bovine allaitante. II. Prédiction du progrès génétique asymptotique dans une population hétérogène
Résumé
Asymptotic genetic gains and lags are derived in French beef cattle breeding schemes for an objective including direct and maternal effects on growth. A simple general method using matrix algebra is presented to simultaneously calculate asymptotic genetic gains and lags, whatever the population structure. The heterogeneity of use of artificial insemination (AI) in selection herds is considered. At the same overall rate of AI use, larger asymptotic genetic gains can be obtained by concentrating AI in only a fraction of the herds instead of keeping the same lower rate in all herds. An application concerns the Limousin selection nucleus, where 23% of calves are bred by AI in only 50% of the herds. When an aggregate breeding objective for growth is considered, positive annual asymptotic genetic gains are expected in both direct (+ 0.13 genetic standard deviation) and maternal effects (+ 0.05 genetic standard deviation) on growth, despite the negative estimates (around - 0.2) of genetic direct-maternal correlations. The major part of the genetic gains in direct and maternal effects are due to AI sire selection and dam selection respectively. Taking into account sampling uncertainty in estimates of preweaning genetic parameters leads to the conclusion that the predicted asymptotic response in maternal effects is positive with a very high probability. Nevertheless, strongly negative (around -0.6) estimates of correlations between direct and maternal effects lead to negative responses in maternal effects.
Dans un schéma de sélection français en race bovine allaitante, les progrès et les retards génétiques asymptotiques sont calculés pour un objectif de sélection incluant effects directs et maternels sur la croissance. Quelle que soit la structure de la population considérée, une formulation matricielle simple permet de calculer simultanément ces progrès et ces retards génétiques asymptotiques. Ainsi, l’utilisation différentielle de l’insémination artificielle (IA) dans les troupeaux de sélection est aisément prise en compte. Pour un même taux d’IA sur l’ensemble du noyau de sélection, des progrès génétiques plus importants peuvent être obtenus en utilisant l’IA dans une partie seulement des troupeaux, plutôt qu’en considérant une plus faible utilisation de l’IA, mais identique d’un troupeau à un autre. Les paramètres démographiques et génétiques utilisés correspondent au noyau de sélection de la race Limousine, où 23% des veaux sont procréés par IA dans seulement 50% des troupeaux. Pour un objectif de sélection composite concernant les caractères de croissance, des progrès génétiques annuels positifs sont espérés tant pour les effets directs (+0, 13 écart type génétique) que pour les effets maternels (+ 0, 05 écart type génétique), malgré les estimées négatives (autour de - 0, 2) des corrélations génétiques entre ces effets. Ces progrès génétiques sont essentiellement dus à la sélection des taureaux d’IA pour les effets directs et à la sélection des mères pour les effets maternels. La prise en compte d’une incertitude d’échantillonnage sur les estimées des paramètres génétiques pré-sevrage aboutit à la conclusion que la réponse prédite sur les effets maternels est positive avec une très forte probabilité. Néanmoins, des estimées très fortement négatives (autour de -0, 6) des corrélations entre effets directs et maternels induisent des réponses négatives sur les effets maternels.
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