Mitigating greenhouse gas emissions from the cattle sector: Land‐use regulation as an alternative to emissions pricing
Atténuer les émissions de gaz à effet de serre du secteur bovin : la régulation de l'utilisation des sols comme alternative à la tarification des émissions
Résumé
Reducing animal‐based food production would not only reduce agricultural greenhouse gas emissions but also free land that could sequester carbon. We examine the efficiency of a subsidy to cattle farmers for setting aside land for natural ecosystem regeneration. We develop a partial equilibrium model of the cattle sector that integrates land use, greenhouse gas emissions, and animal feeding. We compare the subsidy to alternative policies: a meat tax and a standard on animal feeding. We identify the conditions under which the subsidy is the best alternative to these other second‐best policies. The efficiency of the subsidy lies in its effects on both the extensive margin (reduced quantity of meat) and the intensive margin (production intensification, which reduces both the emission and land‐use intensities of meat). An empirical application to France, where spontaneous regeneration corresponds mostly to forest regrowth, shows that the subsidy dominates the other alternative policies considered for a wide range of parameter values but is sensitive to carbon leakage when the economy is open to trade.
La réduction de la production alimentaire d'origine animale permettrait non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'origine agricole, mais aussi de libérer des terres susceptibles de séquestrer le carbone. Nous examinons l'efficacité d'une subvention accordée aux éleveurs de bétail pour la mise en réserve de terres destinées à la régénération des écosystèmes naturels. Nous développons un modèle d'équilibre partiel du secteur bovin qui intègre l'utilisation des terres, les émissions de gaz à effet de serre et l'alimentation des animaux. Nous comparons la subvention à d'autres politiques : une taxe sur la viande et une norme sur l'alimentation animale. Nous identifions les conditions dans lesquelles la subvention est la meilleure alternative à ces autres politiques de second rang. L'efficacité de la subvention réside dans ses effets sur la marge extensive (réduction de la quantité de viande) et sur la marge intensive (intensification de la production, qui réduit à la fois les émissions et l'intensité de l'utilisation des sols pour la viande). Une application empirique à la France, où la régénération spontanée correspond principalement à la repousse des forêts, montre que la subvention domine les autres politiques alternatives considérées pour une large gamme de valeurs de paramètres, mais qu'elle est sensible aux fuites de carbone lorsque l'économie est ouverte au commerce.
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