Article Dans Une Revue Courrier scientifique du Parc naturel régional du Lubéron et de la réserve de biosphère Luberon-Lure Année : 2010

Threatened segetal species, re-sowing and farming systems diversity in Luberon

Plantes messicoles, semences fermières et logiques productives des agriculteurs du Luberon

Résumé

Threatened arable weeds are only found in extensive cereal crops. Compared to other regions, which are intensively cultivated, the Luberon Natural Park (South-eastern France) has a great species richeness of these arable weeds. Various studies have hypothesised that this species richness is due to a re-sowing technique : sowing the previous-year-harvested seeds. Farmers on mixed crop-livestock farms replant their own seeds and graze their fields with sheep which help the dissemination of the arable weeds. Assuming that this is true, we study by whom, why and how re-sowing is performed by the Park’s farmers. 56 surveys have been carried out to understand their motivations to replant farm seeds. A typology of farming systems which include cereals allows us to explain the reasons for various types of production. Four types of farming production are identified : little and big cattle farming, organic farming and cereal farming. Re-sowing is used by cattle farmers, which confirms our hypothesis, and by organic farmers. This study points out that re-sowing is a compromise between juridical, economical and agronomic factors. The hypothesis of re-sowing and the conservation of threatened arable weeds in the Park are then discussed.

Les espèces messicoles sont des plantes inféodées aux champs de céréales. Contrairement aux régions d’agriculture intensive, le Parc naturel régional du Luberon conserve une richesse en messicoles tout à fait exceptionnelle. Plusieurs études émettent l’hypothèse que cette richesse est liée à l’utilisation de semences autoproduites (ressemis) dans les exploitations de polyculture-élevage, facilitant leur dispersion. Cette proposition est le point de départ de cette étude. Celle-ci doit préciser par qui, pourquoi et comment se pratique le ressemis sur le territoire du Parc. Nos résultats d’enquêtes réalisées auprès de 56 agriculteurs cultivant des céréales montrent l’importance de cette pratique et les motivations sous-jacentes. Face à la grande diversité de pratiques rencontrées, une typologie des exploitations a été réalisée de manière à étudier le ressemis sous l’angle des logiques de production. Quatre catégories d’agriculteurs ont été distinguées : les éleveurs à petits troupeau et gros troupeau, les polyculteurs en agriculture biologique et les céréaliers. Le ressemis est pratiqué d’une part par les éleveurs, ce qui confirme et précise nos hypothèses, et d’autre part par les agriculteurs « Bio ». Cette étude a mis en évidence que le choix du ressemis correspondait à un compromis entre des critères d’ordre réglementaire, technico-économique et agronomique. La pérennité du ressemis, les perspectives d’étude et la valorisation des résultats pour la conservation des messicoles sur le Parc sont ensuite discutées.

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  • HAL Id : hal-02664463 , version 1
  • PRODINRA : 43734

Citer

David Gasc, Jacques J. Lasseur, Thierry Dutoit. Plantes messicoles, semences fermières et logiques productives des agriculteurs du Luberon. Courrier scientifique du Parc naturel régional du Lubéron et de la réserve de biosphère Luberon-Lure, 2010, 9, pp.70-86. ⟨hal-02664463⟩
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