Quelle contribution apporte l'analyse des pratiques relationnelles humains-animaux dans le développement d'un système d'élevage One welfare ? Illustration en élevage bovins allaitants
Résumé
Quelle est la place de l’animal, individu ou troupeau, dans le travail et sa relation à l’humain (objet du travail, sujet du travail, déterminant du travail, partenaire de travail) ? Comment cette place se construit-elle, notamment en cherchant à distinguer la mise en place de pratiques relationnelles par opposition à un processus plus ponctuel d’adaptation de chaque individu à l’autre? Comment cette relation humains-animaux impacte-t-elle leur bien-être mutuel dans une perspective de One Welfare? En ergonomie, il ne peut y avoir de bien-être au travail sans bien faire son travail, et cette santé dépend de l’écart entre la performance au travail souhaitée et la performance réelle de travail. L’ergonomie d’activité souligne l’importance d’être acteur dans cette performance. Dans les sciences du bien-être animal, une définition actualisée met l’accent sur « la possibilité d'épanouissement de l'animal grâce à l’expérience d'états mentaux majoritairement positifs et au développement de ses compétences et de sa résilience. Les animaux doivent notamment avoir la possibilité de poursuivre activement des objectifs et d'atteindre les résultats souhaités ». Derrière cette similarité entre les deux définitions, il faut identifier les freins et les leviers au développement des pratiques relationnelles humains/animaux selon leurs capacités. Un système One Welfare doit notamment se réguler par ses interactions entre humains, animaux et environnement, contribuant à sa stabilité, grâce à son adaptabilité et sa capacité de résilience. Ces questions seront illustrées en considérant l’élevage bovin allaitant où humains et animaux suivent un cycle long de vie avec de nombreux degrés de liberté.
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