Genetics of environmental sensitivity
Génétique de la sensibilité environnementale
Résumé
In recent years, the agricultural world has adopted a new perspective on agriculture: agroecology. This approach is a real paradigm shift that is essential to ensuring the sustainability of European agriculture. Europe's resources are limited, and some, such as energy, are being depleted. Agriculture is evolving from a control-based paradigm to an adaptation-based one. Concerns about maximizing genetic potential and pushing the limits of systems are giving way to respect for these limits, variability of responses, and multifunctionality. Genetically speaking, the equation P = G + E, where phenotypic value (P) results from genetic (G) and environmental (E) effects, must now be applied in a context where maximizing all terms of the equation is no longer the goal. In particular, we must prepare for more contrasting and unstable environmental effects. Ensuring the sustainability of livestock farming requires considering and improving the adaptive capacities of farm animals. To improve these capacities, I have developed three areas of research (Figure 1): 1. The study of environmental sensitivity 2. The study of trade-offs between biological functions. 3. The study of new selection criteria and objectives inherent in agroecological systems. I am working on two models: dairy cows and laying hens. These species have significant differences, including biological class (mammals vs. birds), supply chain structure (national and segmented for cattle vs. concentrated, multinational, and standardized for poultry), selection programs (collective for cattle, with as many maternal lines as there are breeders, vs. a selection nucleus and crossbreeding for poultry), farming systems, and herd size. Despite these differences, the two species have points in common. They are both animals for which the phenotypes of interest are observed in adulthood. They have long careers, and their production represents a massive export of energy and matter. They are also animals that are often raised outdoors in Europe. Therefore, the research questions regarding robustness and resilience are similar in both models. This is why the report does not present my work by species. This is a unique feature of my profile and adds value to national and European research projects, which I will discuss in my research perspectives.
Depuis quelques années, le monde agricole adopte une nouvelle perspective : celle de l’agroécologie. Cette approche représente un véritable changement de paradigme, essentiel pour assurer la durabilité de l’agriculture en Europe. En effet, les ressources en Europe sont limitées, et certaines comme l’énergie s’épuisent. L’agriculture évolue d’un paradigme du contrôle vers celui de l’adaptation. Les préoccupations de maximisation du potentiel génétique et de dépassement des limites des systèmes laissent place au respect de ces limites, à la variabilité des réponses et à la multi-performance. En termes génétiques, l’équation P=G+E où la valeur phénotypique P résulte d’effets génétiques G et d’effets de l’environnement E, doit dorénavant s’appliquer dans un contexte où l’on ne cherche plus à maximiser tous les termes de l’équation. Il faudra notamment composer avec des effets environnementaux plus contrastés et instables. Pour garantir la durabilité de l’élevage, il est essentiel de considérer et d’améliorer les capacités d’adaptation des animaux d’élevage. Pour améliorer ces capacités d’adaptation, j’ai développé 3 axes de recherches : 1.L’étude de la sensibilité environnementale 2.L’étude des compromis entre fonctions biologiques 3.L’étude de nouveaux critères et objectifs de sélection inhérents aux systèmes agroécologiques J’ai la chance de travailler sur deux modèles : les vaches laitières et les poules pondeuses. Les deux espèces présentent des différences importantes, qui sont la classe biologique (mammifère vs oiseau), la structure des filières (nationales et segmentées pour les bovins vs concentrées, multinationales et standardisées pour les volailles), les programmes de sélection (collectifs en bovin, avec autant de voies maternelles que d’éleveurs vs noyau de sélection et utilisation du croisement en volailles), les systèmes d’élevage, la taille des troupeaux… Malgré cela, elles ont aussi des points communs : ce sont des animaux pour lesquels les phénotypes d’intérêt s’observent au stade adulte, aux carrières longues et dont la production représente une exportation massive d’énergie et de matière. Ce sont aussi des animaux qui sont fréquemment élevés avec un accès extérieur en Europe. Ainsi les questions de recherche autour de la robustesse et de la résilience sont similaires dans les deux modèles. C’est la raison pour laquelle mes travaux ne sont pas présentés par espèce dans le rapport. C’est aussi une originalité de mon profil et une plus-value dans des projets de recherche nationaux et européens sur lesquels je reviens dans mes perspectives de recherche.
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